Bijoux de créateurs
Mouna de Luna
Les bijoux Mouna de Luna ont un sens et portent en eux le rêve et les voyages... C’est ainsi que Christelle Jahan, créatrice de la marque, définit ses collections.
Chaque année, un petit détail ajouté une nouvelle couleur utilisée ou l'acquisition de nouvelles perles permettent aux collections de vivre, d'évoluer selon les idées de la créatrice. Certaines collections peuvent être totalement singulières aux autres, mais elles ont toutes un point commun, elles utilisent uniquement des pièces artisanales.
Les créations nomades sont issues de rencontres entre matières et savoir-faire de différents pays du continent africain tels que le Maroc et le Burkina Faso et plus récemment de Madagascar et la créatrice française.
Entre ethnicité des matériaux et modernité des formes, le style Mouna de Luna réinvente le bijou associant unicité et personnalité.
Au Maroc, Christelle fait appel à une structure semblable à une coopérative gérée par Abderaman dans un village des environs de Taroudant pour la fabrication de perles en métal, en amalgame de pierres, en laine, en plastique recyclé. La rémunération des artisans est fixée par le gérant.
Pour le montage des colliers, Mouna de Luna a recours à une jeune femme, Nadia, depuis 3 ans qui est couturière indépendante. Nadia gagne en moyenne 120 DH /jour pour une production inférieure à 7 heure, comparé à un travailleur masculin qualifié qui est de (100 DH/jour), sachant qu'une femme couturière est rémunérée 70 DH /jour dans ce village.
A Madagascar une coopérative associée à une boutique de commerce équitable de Tananarive "le flamant rose" et gérée par José réalise les pièces en corne de Zébu, bois de palissandre, ébène et Katafray. La coopérative de commerce équitable fixe les prix de la réalisation des pièces selon les coûts de la matière première et le temps de réalisation du travail. Au Burkina Faso, les pochettes en papier recyclé du Sahel sont réalisées par une association de femmes vivant seules des milieux défavorisés de Ouagadougou.
Christelle a un partenariat durable avec le Maroc et le Burkina Faso. Par contre pour Madagascar, elle ne peut pas engager pour l’instant une production qui permettrait aux artisans de travailler à l'année avec elle. Mais d'une année sur l'autre si elle utilise les mêmes matériaux, elle travaille à nouveau avec les mêmes artisans. En plus de leur assurer une rémunération correcte, Christelle forme les artisans bénévolement à la réalisation de nouveaux produits (art de la table, etc…) afin qu'ils élargissent leur gamme, leur savoir-faire.
La marque utilise beaucoup de matières naturelles telles que le bois, la corne, la laine, l’amalgame de pierre, mais aussi des matières recyclées tel que le plastique. Les cordons des bijoux sont des fils d'acier galvanisé achetés en France. Les boules de laines et perles de pierres, sont teintées avec des pigments naturels.
Enfin, Christelle réalise ses bijoux avec les différents pays africains selon une simple démarche naturelle de respect des artisans, de leur culture et de leur savoir-faire qu’elle rencontre lors de ses voyages. Ainsi elle ne prétend pas pouvoir répondre à toutes les exigences du commerce équitable tels que définies par la Plateforme Française du Commerce Equitable car elle n’a pas tous les moyens pour le faire actuellement (ex : pas de préfinancement des artisans) mais sa démarche s’établit bel et bien dans ce sens.

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